Cloud Computing : Définition et Avantages

Cloud Computing : Définition et Avantages

L’hyper connexion a donné naissance à des besoins de disponibilité immédiate des applications et données quotidiennement utilisées. Le cloud computing y répond. Qu’est-ce que le cloud computing ? Quels sont ses différents types et comment fonctionne-t-il ? Quels sont ses avantages et quel est son cadre réglementaire ? 

Qu’est-ce que le Cloud Computing ?

Le cloud computing désigne le stockage en ligne de données et fichiers et la mise à disposition de logiciels placés sur des serveurs distants situés dans un datacenter. On y accède via une connexion internet et un navigateur web. 

Aucune sauvegarde n’est faite sur le disque dur de l’ordinateur de la personne qui modifie des données situées dans le cloud. L’expression “cloud” fait référence à l’image du nuage, couramment utilisée pour représenter internet.

Il existe différents types de cloud selon les services proposés : 

  • IaaS ou Infrastructure as a Service : elle propose une infrastructure cloud avec des serveurs, réseaux, API (Application Programming Interface), machines virtuelles, bases de données, puissance de calcul, bande passante et espace de stockage. C’est le cas d’AWS (Amazon Web Services), leader sur le marché. Ils évitent aux entreprises d’investir dans leur propre matériel informatique ;
  • PaaS ou Platform as a Service, incluant logiciels, outils de développement, équipement et hébergement, pour développer et héberger ses propres logiciels. Microsoft Azure est une PaaS ;
  • SaaS ou Software as a Service, soit des logiciels hébergés sur des ordinateurs distants par des fournisseurs. C’est le cas de Gmail, de la Google Suite ou des applications proposées par Salesforce.

Vous utilisez le cloud sans le savoir en utilisant différents services tels que les messageries électroniques, Office 365 Online, ou les jeux en réseau. En 10 ans, les dépenses des entreprises en services cloud sont passées de zéro à 100 milliards d’€.

Les différents types de cloud

Le cloud public est géré par un intervenant externe : l’entreprise consomme les services à la demande et est facturée en conséquence. Elle accède à de l’espace sur des serveurs dont elle n’a pas l’usage exclusif puisqu’ils sont mutualisés avec d’autres entreprises. Les logiciels SaaS sont notamment fournis sous cloud public.

Le cloud privé est constitué par une infrastructure et des services conçus pour une seule entreprise. Elle le gère et l’héberge ou une entreprise tierce s’en charge. Il offre plus de contrôle et potentiellement plus de sécurité. 

Le cloud hybride combine le meilleur des deux mondes : flexibilité, capacité de déploiement et innovation du cloud public, contrôle du cloud privé. L’entreprise peut les utiliser pour répondre à ses différents besoins spécifiques. Le partage de données entre les deux types de cloud est possible.

Comment fonctionne le cloud ?

Le cloud computing est fondé sur la virtualisation des infrastructures : les machines sont simulées, elles sont virtuelles et répliquent toutes les fonctionnalités d’un équipement physique. Elles fonctionnent à partir d’un même ordinateur, sans interaction entre elles (principe du “sandbox”). 

La virtualisation des machines permet d’offrir des services de cloud à un nombre très important d’organisations, en multipliant leurs capacités en regard de ce qu’elles offriraient si elles étaient physiquement utilisées par une seule entreprise. Elle permet aussi la sauvegarde sur différents serveurs localisés partout dans le monde, pour limiter les problèmes en cas de panne.

Le cloud est disponible 24/24, avec un accès multiple aux utilisateurs en temps réel, où qu’ils soient. Les données sont synchronisées : toute modification faite par un utilisateur est visible par un autre qui accède au même fichier.

Cloud Computing : Définition et Avantages

Quels sont les différents avantages du cloud ?

  • Service à la demande (on-demand) et agilité : il évite d’avoir chez soi des infrastructures lourdes et difficiles à maintenir, protéger, mettre à jour ;
  • Flexibilité et élasticité : le cloud est adapté aux besoins de toutes les entreprises, faisant varier leur recours aux services proposés. Il permet la collaboration via des espaces de travail partagés. La configuration et la gestion sont externalisés ;
  • Paiement à l’utilisation : l’accès à des ressources et l’usage de logiciels dans le cloud sont des services pour lesquels les entreprises paient selon leur consommation ;
  • Sécurité : grâce à une sauvegarde sur des machines virtuelles, il protège les données des incendies, avaries matérielles, vols…
  • Innovation plus rapide : les fournisseurs de services cloud déploient leurs innovations et leurs clients en bénéficient ;
  • Economies d’échelle et réduction des coûts d’exploitation.

Le cadre réglementaire du cloud

La mise en œuvre du RGPD a considérablement renforcé l’impératif de protection des données. En recourant à des services de cloud computing, la CNIL exige que les entreprises s’assurent qu’elles choisissent leurs fournisseurs selon leur conformité technique, juridique et de sécurité, pour répondre à leurs besoins spécifiques. Elles doivent conduire une évaluation rigoureuse des risques en confiant leurs données à ces acteurs incontournables, mais soumis à une législation intransigeante.

Face aux principaux acteurs américains du marché et en raison du rôle des États-Unis dans l’influence des pratiques de divulgation des données (Cloud Act), la question de la souveraineté des données et du recours au cloud français se pose avec acuité. Elle se traduit par l’importance de faire localement héberger ses données et de recourir au cloud français.

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